Le taux d’épargne des Français recule à 17,2%, les ménages puisent dans leurs économies

L’Insee mesure un taux d’épargne en repli, tandis que l’OAT à 10 ans atteint 5 % : l’Opinion décrit des ménages qui puisent dans leurs économies.

Youssef Benchekroun Par Youssef Benchekroun
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Le taux d’épargne des Français recule à 17,2%, les ménages puisent dans leurs économies
Photo d’illustration. Un petit tas de pièces de monnaie posé sur une table en bois, image d’illustration sur l’épargne et le budget des ménages.

En bref

  • Le taux d’épargne des ménages reste élevé mais recule, selon l’Insee.
  • Le livret A s’apprête à vivre l’une de ses pires années, d’après l’Opinion.
  • L’OAT à 10 ans a touché 5 % le 21 octobre, une première depuis 2002.
  • La CGT appelle à la grève à partir du 5 novembre.

Oui, la perte de pouvoir d’achat entame la capacité d’épargne des ménages, et les chiffres de l’Insee en donnent la mesure. D’après l’Opinion, la baisse des encours placés, en particulier sur l’épargne réglementée, atteste d’une situation économique difficile. Le quotidien, publié le 21 octobre 2026, parle d’un pays qui n’est pas encore au bord de la banqueroute, mais dont les ménages arbitrent désormais autrement.

Un taux encore élevé, mais en repli

Le taux d’épargne reste haut en valeur absolue. Il s’établit toutefois à un niveau inférieur à celui de l’an dernier et très éloigné du sommet atteint pendant la pandémie.

17,2 %du revenu disponible épargné, selon l’Insee
18,5 %au deuxième trimestre 2025
26,1 %le pic atteint durant la pandémie

Autrement dit, la part du revenu mise de côté a perdu 1,3 point en un peu plus d’un an, et se situe près de neuf points sous le record de la période du Covid.

Pourquoi les ménages puisent dans leurs économies

L’Opinion énumère les postes qui pèsent : un litre d’essence à plus de deux euros, la hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie, l’inflation. Cette perte de pouvoir d’achat se lit désormais dans le comportement d’épargne, ou plutôt dans les arbitrages des foyers. Selon le journal, beaucoup de ménages n’ont plus d’autre choix que de piocher dans leurs économies pour faire face à leurs dépenses.

Le livret A, produit emblématique de l’épargne réglementée, en subit les effets : il s’apprête à vivre l’une de ses pires années, écrit le quotidien, sans donner le montant exact de ses encours.

Eric Buffandeau, directeur adjoint des études et prospective du groupe BPCE, décrit la situation ainsi : « Les placements financiers font face à un double choc : l’inflation, à 2,2 % sur un an, et la contraction nette du pouvoir d’achat des Français, alors que les scénarios antérieurs à la guerre en Iran anticipaient plutôt une croissance »

La remontée des taux touche aussi les emprunteurs

Le choc obligataire qui secoue l’Europe a fait grimper l’OAT à 10 ans de 115 points de base depuis le début de l’année. Le rendement a atteint 5 % le 21 octobre, ce qui ne s’était pas produit depuis 2002.

Selon l’article, ce mouvement général de hausse des taux revoit à la hausse les perspectives d’inflation et à la baisse celles de croissance du pays. Pour un futur emprunteur, le niveau de l’OAT sert donc de boussole : c’est lui que suivent, avec retard, les barèmes des banques. Pour l’épargnant, le contexte combine un revenu disponible sous pression et des placements dont les encours reculent.

Un climat social qui se tend

Le sujet déborde le terrain financier. Déçus par leur rendez-vous à Matignon le mercredi, les syndicats critiquent l’inaction du gouvernement sur les salaires. La CGT appelle à la grève à partir du 5 novembre, un signal de tension autour du pouvoir d’achat, que l’Opinion présente comme la préoccupation numéro un des Français.

Illustration générée par IA