Wall Street finit la semaine en hausse, le S&P 500 près de son record
Le Dow Jones, le Nasdaq et le S&P 500 ont tous gagné du terrain à la clôture, et la progression a touché la plupart des secteurs de l’indice, immobilier en tête.
Après une semaine mouvementée, les actions new-yorkaises ont fini en progression ce vendredi, le S&P 500 se retrouvant à proximité immédiate de son sommet de clôture.
En bref
- D’après Le Figaro , la séance a bénéficié de la solidité affichée par plusieurs géants de la technologie ainsi que d’une stabilisation des taux obligataires.
- Selon Le Figaro, il ne se trouve plus qu’à quelques points de son record en clôture.
- Deux secteurs sur onze n’ont pas terminé en hausse : une progression d’ensemble ne profite donc pas à chaque compartiment du S&P 500.
Ce qui a accompagné le rebond de vendredi
D’après Le Figaro, la séance a bénéficié de la solidité affichée par plusieurs géants de la technologie ainsi que d’une stabilisation des taux obligataires. Le quotidien décrit une semaine mouvementée sur ces deux fronts, la technologie et les taux, avant cette clôture positive.
Selon Zonebourse, les indices américains ont rebondi et effacé une partie du recul enregistré la veille. Le site rattache ce redressement à l’apaisement des craintes entourant les investissements dans l’intelligence artificielle, ainsi qu’au reflux du pétrole.
Ces explications sont celles des deux rédactions : elles dessinent le contexte de la journée, mais aucune ne mesure la part de chaque facteur dans la hausse.
Les clôtures des indices en un coup d’œil
Le Figaro cite le Nasdaq, tandis que Zonebourse publie le Nasdaq 100. Il s’agit de deux indices différents, ce qui explique des variations distinctes. Le Dow Jones, lui, ressort à +0,83 % dans les deux comptes rendus.
| Indice | Variation | Niveau de clôture |
|---|---|---|
| S&P 500 | +0,59 % | 7 811,5 points |
| Nasdaq 100 | +0,51 % | 30 883,1 points |
| Nasdaq (selon Le Figaro) | +0,64 % | non précisé |
| Dow Jones | +0,83 % | 51 655,0 points |
Le S&P 500, indice large qui réunit des entreprises de nombreux secteurs, termine à 7 811,5 points. Selon Le Figaro, il ne se trouve plus qu’à quelques points de son record en clôture.
Pourquoi ces indices ne racontent pas la même histoire
Les trois noms cités dans les comptes rendus ne mesurent pas la même chose, et la différence aide à lire une séance sans se tromper de conclusion.
- Le Dow Jones regroupe trente grandes entreprises américaines. Son calcul pondère les valeurs selon le prix de leur action, pas selon la taille de la société : un titre cher pèse plus lourd qu’un titre bon marché.
- Le S&P 500 suit environ cinq cents grandes sociétés cotées aux États-Unis, pondérées par leur capitalisation boursière. C’est l’indice le plus souvent utilisé comme baromètre général du marché américain.
- Le Nasdaq et le Nasdaq 100 sont deux références distinctes : le premier couvre l’ensemble des sociétés cotées sur cette place, le second se limite à cent grandes entreprises non financières. C’est pourquoi Le Figaro et Zonebourse n’affichent pas le même chiffre pour la technologie.
Cette précision explique qu’un même vendredi puisse donner +0,64 % dans un article et +0,51 % dans l’autre sans qu’aucun des deux ne se trompe : ils parlent de paniers de valeurs différents.
Ce que signifie un record en clôture
Un record « en clôture » compare le niveau de fin de séance au plus haut niveau de clôture jamais enregistré, et non aux cours atteints en cours de journée. Selon Le Figaro, le S&P 500 s’en est approché à quelques points près sans le dépasser ce vendredi. Dire qu’un indice est « près de son record » ne présage pas de la suite : une séance isolée, même positive, ne dit rien de la direction des prochains jours.
Une hausse qui dépasse la technologie
Zonebourse indique que le mouvement a nettement dépassé le cercle des grandes valeurs technologiques. Au sein du S&P 500, neuf des onze secteurs ont clôturé dans le vert, ce qui donne à la progression un caractère relativement large.
Trois secteurs figurent parmi les principaux gagnants :
- l’immobilier, avec +2,0 % ;
- la consommation discrétionnaire, avec +1,7 % ;
- la santé, avec +1,6 %.
Pour un épargnant qui détient des actions américaines, ces écarts montrent que la séance n’a pas reposé sur un seul segment du marché. La façon dont un portefeuille est réparti entre secteurs influe sur la manière dont il suit une journée comme celle-ci.
Deux secteurs sur onze n’ont pas terminé en hausse : une progression d’ensemble ne profite donc pas à chaque compartiment du S&P 500.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Dietmar Rabich. Licence : CC BY-SA 4.0.