Immobilier

DPE 2027 : jusqu’à 300 000 logements pourraient sortir des classes F ou G

À partir du 1er janvier 2027, le coefficient appliqué à l’électricité dans le DPE passera de 1,9 à 1,7. Ce changement de méthode pourrait reclasser environ 300 000 résidences principales sans travaux.

DPE 2027 : jusqu’à 300 000 logements pourraient sortir des classes F ou G
Modern apartment building with balconies bathed in sunset light. Cette photographie accompagne l’article « DPE 2027 : jusqu’à 300 000 logements pourraient sortir des classes F ou G ».

Le diagnostic de performance énergétique, ou DPE, changera de méthode de calcul le 1er janvier 2027. Le coefficient de conversion appliqué à l’électricité passera de 1,9 à 1,7. Selon l’estimation du gouvernement relayée par MySweetImmo, environ 300 000 résidences principales pourraient alors quitter les classes F ou G, sans travaux réalisés dans le logement.

En bref

  • Le coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du DPE passera de 1,9 à 1,7 le 1er janvier 2027.
  • Le gouvernement estime qu’environ 300 000 résidences principales pourraient sortir des classes F ou G grâce à ce nouveau calcul.
  • Près de 125 000 logements du parc locatif privé pourraient être concernés par un reclassement.
  • Les DPE encore valides pourront faire l’objet d’une attestation gratuite sans nouvelle visite du diagnostiqueur.

Ce changement ne modifie ni l’état du bâti, ni l’isolation, ni les équipements. Il ajuste la façon dont l’électricité est convertie en énergie primaire dans le calcul conventionnel du DPE. Pour les propriétaires, les locataires et les acquéreurs, l’enjeu est donc de distinguer clairement une évolution de l’étiquette réglementaire de la performance effective d’un bien.

Pourquoi le calcul du DPE évolue en 2027

Le DPE s’appuie notamment sur une consommation conventionnelle exprimée en énergie primaire. Jusqu’au 31 décembre 2026, 100 kWh d’électricité consommés sont comptabilisés comme 190 kWh d’énergie primaire. À compter du 1er janvier 2027, ils seront comptabilisés comme 170 kWh. Le coefficient appliqué à l’électricité sera ainsi ramené de 1,9 à 1,7.

Le coefficient du gaz et du fioul demeure fixé à 1. Cette différence explique que l’effet de la réforme concerne principalement les logements dans lesquels l’électricité pèse fortement dans les usages pris en compte par le diagnostic. Dans un logement entièrement électrique, la modification correspond à une baisse de 10,5 % de la consommation conventionnelle affichée, selon les éléments publiés par le Journal de l’Agence.

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Illustration d’un logement équipé d’un chauffage électrique, sans préjuger de son classement DPE. Source: Pexels. Attribution: Max Vakhtbovych. Licence: Pexels License.

Pour autant, une baisse de la consommation conventionnelle ne signifie pas automatiquement un changement de classe. Le classement du DPE prend aussi en compte les émissions de gaz à effet de serre. Le résultat dépend donc de la configuration du logement et de sa position par rapport aux seuils séparant les différentes étiquettes.

Quels logements pourraient quitter les classes F ou G

L’estimation gouvernementale porte sur environ 300 000 résidences principales susceptibles de sortir des classes F ou G avec le nouveau coefficient. La répartition avancée comprend près de 200 000 logements actuellement classés F et environ 100 000 logements actuellement classés G.

Le parc locatif privé est particulièrement concerné, avec près de 125 000 logements qui pourraient sortir de ces deux classes. Cette donnée mérite une lecture prudente. Elle décrit l’effet attendu d’une nouvelle règle de calcul, et non une baisse mesurée des consommations d’énergie ou une amélioration physique des logements.

Pour analyser un projet d’achat ou de mise en location, l’étiquette reste un repère réglementaire important, mais elle ne remplace pas l’examen des caractéristiques concrètes du bien. L’état de l’isolation, la nature du chauffage, les équipements de production d’eau chaude et les dépenses réellement supportées par l’occupant restent des éléments distincts. Cette évolution s’inscrit dans les sujets suivis par la rubrique immobilier, où la lecture des contraintes de financement, de location et de performance énergétique doit rester liée à la situation propre de chaque bien.

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Illustration de documents immobiliers utilisés pour évaluer les caractéristiques énergétiques d’un logement. Source: Pexels. Attribution: Sora Shimazaki. Licence: Pexels License.

Une attestation gratuite pour les DPE encore valides

Les propriétaires disposant d’un DPE établi avant le 1er janvier 2027 ne devront pas nécessairement faire réaliser un nouveau diagnostic pour tenir compte du coefficient de 1,7. Si le document est toujours valide, une attestation gratuite pourra intégrer le nouveau calcul, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.

Cette attestation ne change pas les informations relevées lors du diagnostic initial. Elle permet de recalculer le classement avec le nouveau coefficient appliqué à l’électricité. Le calendrier peut donc avoir une importance particulière lorsqu’un projet de vente, de location ou de rénovation est proche de l’entrée en vigueur de la mesure.

La nouvelle étiquette peut aussi entrer dans l’analyse d’un programme de rénovation. Comme l’explique une analyse consacrée aux conséquences du DPE 2027 sur les projets de rénovation d’ampleur, la classe de départ et le nombre de classes visées font partie des paramètres à vérifier dans un dossier. Il convient donc de s’appuyer sur les documents applicables à la date du projet plutôt que de supposer qu’un nouveau classement produira les mêmes effets dans toutes les situations.

Pour un propriétaire, la bonne lecture consiste à séparer trois questions : la validité du diagnostic, l’éventuel effet du nouveau coefficient sur la lettre attribuée, puis l’état réel du logement. La réforme peut modifier un classement réglementaire, mais elle ne réduit pas à elle seule les besoins de travaux ni les consommations observées au quotidien.

Photo à la une. Source: Pexels. Attribution: Diana ✨. Licence: Pexels License.

Vincent Wagner

À propos de la signature

Vincent Wagner

Vincent Wagner suit pour Placer Son Argent les axes « l’épargne » et « la bourse ». Ce périmètre s'inscrit dans la ligne du média, qui couvre l’épargne, la bourse, l’immobilier, le crédit et la fiscalité, avec un intérêt éditorial particulier pour « l’immobilier ». Ses articles privilégient une écriture factuelle qui distingue les annonces, les faits établis et l'analyse.